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JEUNES MEDECINS : POURQUOI PRIVILEGIENT -ILS UN STATUT SALARIE A UN STATUT LIBERAL?

Déserts médicaux, postes vacants à l’hôpital, médecins en ville en mal de remplaçants ou de successeurs… Au fil du temps, le conseil de l’ordre tire son alarme pour le versant libéral de la profession. Actuellement 35 départements sont potentiellement en danger car des départs potentiels arrivent d’ici 2017.

 

Le statut libéral n’est pas privilégié par les nouveaux médecins. Le conseil national de l’ordre des médecins (CNOM) soulève l’importance pour les jeunes médecins de partager leur exercice sur plusieurs sites. Les choix qui leurs sont offerts sont de plus en plus vastes. Ils peuvent travailler en services hospitaliers, en cliniques, en EHPAD, en cabinets, en industries pharmaceutiques… Les parcours des jeunes médecins n’ont plus rien à voir avec ceux de leurs ainés. Remplaçants, salariés, ou libéraux, les nouveaux docteurs n’hésitent pas à changer de statuts, de modes d’exercice, et même de ville. Souvent sur leurs CVS, on peut voir qu’il bouge énormément et reste peu de temps au sein du même poste. La mobilité, dans plusieurs grandes villes, ne leur fait pas peur.

 

Les dernières statistiques publiées par le CNOM en fin d’année dernière attestent du changement qui s’opère. En début de carrière, les jeunes restent salariés quelques années pour 68% d’entre eux. Ce seuil dépasse même 84% pour les jeunes cardiologues, 85% pour les ORL et atteint 88% parmi les jeunes radiologues. Seulement un jeune médecin sur dix choisit de s’installer dans un cabinet libéral. 65% préfèrent les horaires réguliers du salariat.

 

Dans la nouvelle génération de médecins, le statut provisoire de remplaçant peut durer des années, jusqu’à devenir un mode de vie. La cause étant que les remplacements semblent de mieux en mieux payés. Les investissements nécessaires pour s’installer dans un cabinet libéral effraient les jeunes médecins ainsi que la responsabilité illimitée qui leur incombe. Egalement les journées à rallonge, les tâches administratives envahissantes les rebutent.

 

Selon l’association nationale des étudiants en médecine de France (ANEMF) la majorité des étudiants souhaitent d’abord s’installer en groupe ou dans une structure. En effet, ils ont la possibilité de discuter de la prise en charge des patients avec des collègues et des équipes pluridisciplinaires et de participer aux projets institutionnels, tout en continuant à se former.