Les chercheurs Michael P. Haselhuhn, Elaine M. Wong et Margaret E. Ormiston (2017) montrent, dans une étude publiée dans Personality and Individual Differences, que les personnes qui se sentent psychologiquement moins puissantes sont aussi moins enclines à déléguer leur pouvoir de décision.
Par « moins puissantes », il faut entendre ici le sentiment de pouvoir : la perception que nous avons de notre capacité à influencer, décider et agir. Pas simplement notre position dans la hiérarchie.
Et puis, il y a la relation avec le collaborateur. Gary Yukl et Ping Ping Fu (1999) montrent, dans le Journal of Organizational Behavior, que les managers délèguent davantage aux collaborateurs qu’ils jugent compétents, qui partagent leurs objectifs et avec lesquels ils entretiennent une relation de confiance.
Cela me parle particulièrement.
Déléguer, c’est accepter que l’autre puisse décider et parfois faire différemment de nous. C’est faire confiance et accompagner, sans basculer dans le micromanagement.
Je crois profondément que déléguer, ce n’est pas perdre son pouvoir, mais accepter de le partager. C’est donner à l’autre l’espace pour exercer son autonomie, développer ses compétences et renforcer son sentiment d’appartenance.
C’est tout le sujet de ma nouvelle vidéo : « L’Art de déléguer ».
Si cette vidéo vous parle, n’hésitez pas à la faire circuler autour de vous.
À très bientôt,
Richard Capmartin
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